
Taxe d’habitation sur les résidences secondaires : la majoration gagne du terrain en 2026
15 août 2026
Cambriolages en hausse cet été : la maison vide est une cible identifiable
15 août 2026Beaucoup de propriétaires de résidences secondaires louent quelques semaines par an pour amortir les charges. Cette pratique vient d’être sérieusement encadrée par la loi Le Meur, dont les principales dispositions sont désormais en vigueur. Tour d’horizon de ce qui a changé — et de ce qui se prépare.
L’enregistrement devient obligatoire partout
C’est le changement le plus structurant : tout meublé de tourisme doit désormais être enregistré et disposer d’un numéro d’enregistrement unique, qui doit figurer sur chaque annonce — Airbnb, Booking, Abritel, comme les annonces en direct. Les plateformes sont tenues de retirer les annonces qui en sont dépourvues. Le dispositif, jusqu’ici facultatif hors des grandes villes, s’applique maintenant sur l’ensemble du territoire, y compris dans les petites communes rurales.
La fiscalité de la location courte durée s’est durcie
C’est le point qui touche le portefeuille. Les abattements du régime micro-BIC ont été nettement réduits : 30 % au lieu de 50 % pour un meublé non classé (plafond de recettes ramené à 15 000 €), et 50 % au lieu de 71 % pour un meublé classé (plafond 77 700 €). Concrètement, la même recette locative génère un revenu imposable bien supérieur à ce qu’il était.
L’écart entre classé et non classé devient donc un vrai sujet : obtenir le classement en étoiles, qui suppose une visite de contrôle et un certain niveau d’équipement, change significativement l’équation fiscale. Pour beaucoup de propriétaires, c’est l’arbitrage de l’année.
Des communes aux pouvoirs élargis
Les communes peuvent désormais abaisser de 120 à 90 jours par an le plafond de location d’une résidence principale, instaurer des quotas d’autorisations, et délimiter des secteurs réservés à l’habitation permanente. En copropriété, une majorité des deux tiers suffit désormais pour interdire la location meublée touristique, là où l’unanimité était requise. Les sanctions, elles, peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros en cas de location sans autorisation là où elle est exigée.
Et le DPE arrive
Le diagnostic de performance énergétique s’invite dans la location saisonnière, avec une exigence progressive : les passoires thermiques seront exclues, et l’horizon fixé est un classement A à D pour l’ensemble des meublés de tourisme en 2034. Dix ans peuvent sembler lointains — mais dans une vieille maison jurassienne, une isolation ou un changement de mode de chauffage se planifie sur plusieurs saisons, pas en un été.
Ce qu’il faut en retenir
La location saisonnière reste possible et intéressante, mais elle devient un vrai petit métier : formalités d’enregistrement, suivi fiscal, entretien du bien entre deux locataires, états des lieux, conformité énergétique. Beaucoup de propriétaires éloignés découvrent que le point de friction n’est pas la réglementation — c’est la logistique du terrain.
C’est précisément là qu’un relais local change tout : ménage entre deux séjours, état des lieux photo, petits travaux, contrôle de la maison en intersaison. Seconde″ et Jura Proxima couvrent 36 communes entre Haute-Seille et Bresse pour exactement ces besoins.
Ces informations sont données à titre indicatif et reflètent l’état du droit à la date de publication ; les modalités d’application varient selon les communes. Vérifiez auprès de votre mairie les règles applicables à votre bien.
Pour aller plus loin : Seconde″ et l’ensemble de nos activités.
Cet article fait partie de notre dossier Résidence secondaire : le guide complet du propriétaire éloigné.
