
Millésime 2026 dans le Jura : le crémant paie la sécheresse
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21 octobre 2026Jura Tourisme et attractivité a présenté fin septembre ses chiffres 2025 : environ 680 millions d’euros de retombées économiques, plus de 9 millions de nuitées et quelque 2,5 millions d’euros de taxe de séjour reversés aux collectivités. Un poids considérable pour un département rural. Mais les données provisoires de l’été 2026 dessinent une saison plus fragile, et les signaux méritent d’être lus de près par tous ceux qui vivent du tourisme ou y investissent.
Ce que disent les chiffres 2025
Après plusieurs années de hausse, les volumes se stabilisent. Les territoires les plus concernés restent Terre d’Émeraude — notre secteur —, Champagnole Nozeroy Jura, le Grand Dole et la Station des Rousses. Un indicateur dit beaucoup de la dynamique locale : sur les 67 porteurs de projets accompagnés par l’agence, près de 60 % portaient sur des gîtes et des locations touristiques, et 201 audits de meublés de tourisme ont été réalisés. La location saisonnière est devenue l’un des premiers moteurs de l’économie touristique jurassienne.
L’été 2026 : moins de dépenses, des séjours plus courts
Les tendances provisoires de 2026 montrent une légère baisse de fréquentation, surtout chez la clientèle française : juillet est resté stable, août a reculé davantage. Les visiteurs étrangers, suisses et allemands en tête, résistent mieux. Le plus préoccupant est ailleurs : « Là où ça a péché, c’est sur les dépenses », résume le directeur de l’agence, Jean-Pascal Chopard. Locations, campings et hôtellerie reculent, et commerces, restaurants et sites de visite en pâtissent. La canicule a raccourci les séjours, effaçant les nuitées supplémentaires qui font vivre les commerces de village.
Ce que cela implique pour les propriétaires
Pour les propriétaires de gîtes et de résidences secondaires mises en location, la conjoncture appelle une gestion plus fine. La concurrence s’intensifie à mesure que l’offre se multiplie, la fiscalité se durcit — surtaxe d’habitation, transmission des revenus des plateformes au fisc —, et la clientèle dépense moins. Dans ce contexte, la qualité d’accueil, l’état du logement entre deux séjours et la réactivité en cas de problème deviennent des facteurs de différenciation, pas des détails. C’est aussi ce qui justifie, pour un propriétaire éloigné, de s’appuyer sur un service local comme Seconde″ plutôt que de gérer seul à distance.
Sources
Cet article fait partie de notre dossier Faire vivre un territoire rural.
