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15 août 2026
Louer sa résidence secondaire : ce que la loi Le Meur change vraiment
15 août 2026La facture s’alourdit pour les propriétaires de résidences secondaires. En 2026, 1 666 communes sur les 3 689 éligibles appliquent une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), soit 45 % d’entre elles — contre 44,1 % en 2025 et 41 % en 2024 (MoneyVox, juillet 2026). Et parmi elles, 688 appliquent le taux maximal de 60 %.
Une progression régulière, très inégale selon les régions
La mécanique date de 2023 : les communes situées en « zone tendue » peuvent voter une surtaxe allant de 5 % à 60 % sur la THRS. L’adoption progresse chaque année, mais la carte est très contrastée. La Bretagne majore dans 84,6 % des communes éligibles, la Nouvelle-Aquitaine dans 67,9 %, les Pays de la Loire dans 65,1 %. À l’autre bout du classement, les Hauts-de-France (28,2 %), l’Île-de-France (29 %) et le Grand-Est (29,6 %) restent en retrait.
Avec une taxe d’habitation moyenne de 1 125 € sur une résidence secondaire en 2024, une majoration à 60 % représente plusieurs centaines d’euros supplémentaires chaque année — sur un bien qui, par définition, n’est occupé que quelques semaines.
La bonne question : que faire de cette hausse ?
Devant une charge fixe qui monte, deux réflexes s’opposent. Le premier consiste à réduire tout le reste : espacer l’entretien, repousser les travaux, ne plus faire venir personne entre deux séjours. C’est le calcul le plus coûteux à moyen terme — une maison qui se dégrade perd de la valeur bien plus vite que ce qu’on économise, et les sinistres non détectés coûtent des multiples de la taxe.
Le second consiste à optimiser ce qui est optimisable. La fiscalité locale, vous la subissez. En revanche, une partie de vos dépenses d’entretien ouvre droit au crédit d’impôt de 50 % au titre des services à la personne — y compris, et beaucoup l’ignorent, sur une résidence secondaire. Ménage, jardinage, petits travaux, surveillance : la moitié de la dépense éligible vous revient.
Faire compter chaque passage
Quand le coût de détention augmente, la valeur d’un entretien régulier et documenté augmente avec lui. C’est le principe de Seconde″, notre service de surveillance de résidences secondaires sur 36 communes autour d’Arlay : des passages réguliers, un rapport photo horodaté après chacun, et la capacité d’intervenir avant que le petit problème ne devienne un gros. Le tout sur des prestations en partie éligibles au crédit d’impôt.
Ces informations sont données à titre indicatif ; votre situation peut appeler des nuances. Rapprochez-vous de votre centre des finances publiques ou de votre conseil pour les cas particuliers.
Pour aller plus loin : Seconde″, Jura Proxima et l’ensemble de nos activités.
Cet article fait partie de notre dossier Résidence secondaire : le guide complet du propriétaire éloigné.
